Claire Bergerault

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Claire Bergerault "Retenir tout ce qui n'est pas nécessaire", article d'Alexandre Duval.
L'actualité Poitou-Charentes - Juillet-Aout Septembre 2014 - n°105


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Alexandre Duval
L'actualité Poitou-Charentes - Juillet-Aout-Sept 2014


Chronique du disque "solo voice" dans "Classica" n°154 juillet-août 2013
dans la rubrique des poissons d'or de Franck Mallet.
(Solo voice , poisson d'or ****)

"Familière du répertoire pour voix solo (Scelsi, Georges Aperghis, Philipe leroux, Jacques Robotier...) comme d'improvisation notamment avec le trio Fabrice favrioux), Claire Bergerault a rassemblé cinq de ses compositions à rapprocher des oeuvres en solo de Meredith Monk et Tamia. La voix nue, simple instrument qui chuchote psalmodie et résonne dans l'espace (l'église Montierneuf de Poitiers), sans mélodie ni ritournelle, ni transformation électronique; juste l'hypnose du souffle, un geste, capté à son meilleur par le musicien Jean-Luc Guionnet."
Lire l'article original Franck Mallet
Classiqua, juillet-août 2013

Entretien dans IMPRO JAZZ :
Lire l’entretien de Claire Bergerault avec Noël Tachet dans l’ IMPRO JAZZ de Juin 2012.

A propos de l’Echelle de Mohs :

« Sur la lancée, Echelle de Mohs a poursuivi la soirée avec un volume sonore élevé. Thomas Tilly, qu’on avait entendu l’an dernier dans un solo assez minimaliste offrait à ses partenaires un volumineux chaos que Fabrice Favriou à la batterie et surtout Claire Bergerault à l’accordéon et à la voix s’emploient à rendre fécond. Poser ainsi le désordre à l’origine permet de pénétrer dans un monde aussi peu idiomatique que celui de l’écriture à son meilleur niveau. Tout est possible et n’importe quoi, la porte est ouverte aux grandes compositions comme aux piécettes qui font une bonne part du répertoire. La tentative est belle et ambitieuse, on aimerait la réentendre. » Noël Tachet
Improjazz, sept 06


« L’Echelle de Mohs est peut-être l’une des plus excitantes/effrayantes jeunes entités à surgir du territoire français depuis belle lurette. Un son, sur disque, extrêmement puissant, lorgnant avec les plus grosses masses industrielles connues. Chant, accordéon ? Qu’on ne s’y méprenne pas. Ici, c’est la masse sonore dans sa plus grande force qui est en jeu. Une masse profonde et enveloppante et savamment bien exécutée sur disque... des musiciens flirtant plus avec Merzbow, Diamanda Galas et Wolf Eyes qu’avec Guy Viseur. » Fernando Sixto,
Programme de la Cave12
Genêve, Nov 2007


« L’Echelle de Mohs se gravit progressivement, depuis les balbutiements vocaux ou instrumentaux de Claire Bergerault, que soutiennent électronique et batterie, jusqu’à l’explosion finale, véritable paroxysme de tension enfin relâchée. A vous faire se dresser les poils sur les bras !  »
Joël Pagier

« Les Lames de l’accordéon et les cordes vocales de Claire Bergerault sont prètes à toutes les aventures, les plus risquées, les plus osées, les plus actuelles. Avec le batteur free Fabrice Favriou, et le platiniste bruitiste Thomas Tilly, elles vibrent en subtiles et délicates ciselures comme en de violents et impétueux emportements. » Bernard Prouteau.
Programme Jazz à Poitiers, 2003.


« Echelle qui mesure la dureté des matériaux, graduée de 1 pour le talc à 10 pour le diamant. Et pour nos tympans, c’est combien ? Dispositif : accordéon, batterie, enfin, les machines : tourne-disque très bricolé, lecteur CD et duo de hauts parleurs sous des micros, encore l’effet larsen ! Et l’électronique omniprésente, c’est très amplifié, là encore. Revenons à notre accordéoniste, Claire Bergerault, à ne pas confondre avec Yvette Horner. Ni accords ni mélodie, et sons transformés. Le programme précise qu’elle fait du chant, c’est plutôt autre chose, clics et onomatopées. Vous connaissez les plateaux en plastique argenté des traiteurs ? Froissé par le batteur, ça devient un superbe instrument de musique, le tonnerre semble gronder, au dehors, ce n’est déjà plus le cas. » Thierry Watez,
la nouvelle république.


« Si L’Echelle De Mohs est une échelle de classification de la dureté des minéraux, l’intensité de la musique de ce trio Poitevin (sans oublier Greg Pyvka, diffusion/traitements sonores) pourrait se mesurer sur l’Echelle De Richter, pour atteindre le degré 9.
Clôturant la soirée Jazz en scène 2005 proposé par « Jazz à Poitiers », L’Echelle De Mohs, en 2 pièces totalement improvisées – pas de thème, de structure préétablie, la prise de risque est totale - à illustré à merveille les préconisations de la campagne Agi-son. En début de set les tympans sont en confiance, attirés par une multitude de sons ténus, d’origine improbable. Ça chuchote, ça frotte, ça caresse. Et puis le ton monte. La diva gronde, éructe, Tô attaque au marteau piqueur et le batteur branche ses cymbales sur le 220. Le son devient énorme. A grand renfort de drones, de larsens dévastateurs, de coups de grosse caisse telluriques, ils tranchent dans la matière sonore. Leur musique est dure, définitivement sauvage. L’apocalypse est proche. » Matthieu Périnaud.
programme de Jazz à Poitiers, Déc 05


« Ce soir-là, les spectateurs du Carré Bleu à Poitiers (pauvre Ségolène !) n’en croiront pas leurs yeux, encore moins leurs oreilles. Je parle au futur car, ce concert, comme l’indique la pochette (présentation sobre et du plus bel effet de toutes les productions Orkesme) a été enregistré le 9 décembre 2006. Problème : j’écris cette chronique le 29 novembre 2006. Une coquille qui tombe à pic tant cette musique ne peut se projeter dans son futur. Un futur qui transpercerait encore plus l’inavouable de toutes nos peurs et terreurs enfouies. L’échelle de Mohs sait où se situe le chaos puisqu’elle est le chaos même. Ici, le silence-et il y en a peu !- n’est pas plus rassurant que le bruit. Tout suinte le fatal, la fin des mondes. Ici, l’expérience sonique trouve sa plus belle radicalité…et ce ne sont pas que des mots, croyez-moi ! Et soyez-en sûrs, toutes les issues seront bloquées. Adieu !  »
Luc Bouquet
Improjazz, Février 2007